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Articles avec #arts et artisanat tag

L'artisanat du Fouta (suite)

Publié le par fouta-decouverte

Et voilà une petite vidéo présentant l'artisanat local : 

Artisanat du Fouta

L'artisanat du Fouta (suite)

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Ibrahima Barry, peintre

Publié le par fouta-decouverte

" Je suis devenu peintre par amour. J'aime peindre le quotidien et surtout la texture africaine et les beaux visages des femmes. Je suis ouvert à tous les styles de travail. J'aime aller à la rencontre d'autres artistes du monde. J'habite dans un quartier de la banlieue de Conakry, près de l'aéroport. Je suis un grand rêveur et j'aime voyager, j'adore les découvertes."

Ainsi se définit Ibrahima Barry, artiste peintre à Conakry en Guinée. Cet amoureux des couleurs et des dessins est né le 22 mars 1968 dans la ville carrefour de Mamou, préfecture du Fouta, pour ensuite faire ses premiers pas à Labé où étant enfant déjà, il assistait sa mère pour peindre les tissus.

Il tombe amoureux de la peinture sur toile à la fin des années 80.

Depuis lors, ses oeuvres, souvent très colorées, associent la peinture à différents matériaux comme les tissus fabriqués localement, le rafia, le carton, la fibre de coco etc.

Ibrahima Barry, peintre

Au fil des années, il fait de belles rencontres, Louise Menier, Chantal Serriére et Nadine Bari, des femmes qui ont joué un rôle décisif dans l’ascension de l’artiste.

Mais c'est surtout son talent et l’originalité de ses œuvres exprimant l’âme de l’Afrique maternelle, qui ont permis à Ibrahima Barry de se tailler une renommée internationale.

Ibrahima Barry, peintre

Merci à Nadine Bari qui m'a permis de découvrir cet artiste, à travers les oeuvres de ce dernier qu'elle a accroché aux murs de sa case de Sébhory.

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L'artisanat foutanien

Publié le par fouta-decouverte

En cette période de foire artisanale à Labé, capitale du Fouta, je profite de l'occasion pour vous présenter un rapide aperçu de l'artisanat local foutanien.

Il est principalement basé sur des productions utilitaires, consommées par les populations locales. Tisserands, cordonniers, forgerons, bijoutiers, ... fabriquent des articles de la vie courante : pagnes, chaussures et sacs, léfas, jarres en terre cuite, ...

Un challenge pour ces artisans (tout au moins les plus créatifs ! ) pourrait être, avec le développement du tourisme, de créer de nouveaux produits à partir de leurs savoir-faire.

Les activités les plus développées dans la région sont :

• la vannerie : ce sont les femmes, souvent organisées en groupement comme à Sébhory et à Dalaba, qui fabriquent paniers, sous-verres et autres sets de table. Ces produits sont réalisés à base de fibres naturelles récoltées dans la brousse. De même, les teintures (noire et orange) sont naturelles, la couleur orange étant par exemple extraite du fruit du rocouyer. Les formes, tailles et décorations de ces objets sont très variées. Il existe deux qualités de vannerie correspondant à deux techniques de fabrication. A Labé, la vannerie s'est développée sous une forme différente avec des objets plus grands (paniers à linge, corbeilles à pain et autres grands paniers).

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

• le travail du cuir : c'est une autre spécialité de la région, liée à l'importance de l'élevage. Les cordonniers réalisent une grande diversité d'objets qui vont de la paire de babouches, aux sacs à main en passant par les sous-verre et autres bouteilles décorées. Ces objets associent le plus souvent du cuir teinté dans différentes couleurs (rouge, jaune, bleu, vert, ...) et des fibres végétales.

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

• le tissage : les tisserands réalisent sur de petits métiers des bandes de tissu en coton de 20-25 cm de large et de longueur variable (à la demande). Le plus couramment ces bandes sont réalisées en bleu et blanc, mais il est possible de faire des commandes spéciales associant d'autres couleurs. A partir de quatre bandes de tissu cousues ensemble, les tisserands réalisent des pagnes vendus tels quels ou teintés en bleu indigo (voir article "INDIGO" du Fouta).

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

• La bijouterie : les bijoutiers travaillent principalement l'argent, mais aussi l'or et le cuivre sur commande. Ils réalisent bagues, bracelets, chaînes, boucle d'oreilles et autres pendentifs à la demande.

L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien
L'artisanat foutanien

Depuis fin 2015, un centre artisanal a été construit à l'entrée du quartier du Chargeur. Pas encore inauguré, gageons qu'il sera dans le futur un lieu de développement et de mise ne valeur des productions locales ....

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La flûte traditionnelle peule du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

La flûte traditionnelle peule du Fouta Djalon

La flûte peule est une flûte traversière à trois trous, taillée traditionnellement à la main dans une variété de roseau. Elle est également appelée "tambine", terme provenant du nom de la plante qui servait à sa fabrication : le tambin.

La recherche du roseau était une activité importante pour les flûtistes et parfois éprouvante car il fallait aller en brousse dans les zones marécageuses, et cette plante étant recouverte d’épaisses épines, laissait souvent des marques dans la chair. Une fois les plantes coupées et ramenées au « village », il fallait les traiter pour en recueillir les précieux rameaux devant servir à la fabrication des flûtes. En effet, cette plante peut atteindre plusieurs mètres de hauteur : une même plante permet donc de faire plusieurs flûtes.

Les différentes rames utilisées dans la fabrication des flûtes étant encastrées les unes dans les autres, il fallait les séparer. Plusieurs techniques étaient alors possibles : les Peuls eux préfèraient laisser sécher durant plusieurs semaines la plante (en séchant les différentes parties se désolidarisent).
Il s’agissait ensuite de couper le roseau à la bonne taille : la longueur est un des paramètres qui détermine la gamme obtenue, puis de boucher le roseau du côté le plus large à l’aide d’un bout de calebasse (fruit) et de cire d’abeille, permettant ainsi de guider le souffle et de faciliter l’obtention du son (au contraire des flûtes traversières européennes). L'embouchure est rectangulaire.

Puis on perçait les trous (3 trous) à l’aide d’un tige en métal chauffée ou d’une simple brindille de bois.

Les quatre éléments naturels sont donc nécessaires pour obtenir le son sacré de la flûte traditionnelle. La terre et l’eau sont nécessaires pour que le roseau puisse pousser. Le feu permet de percer les différents trous. Enfin l’air, par le souffle, permet d’obtenir le son.

De nos jours, elle est encore réalisée avec du roseau mais plus souvent dans une tige de mil ou de métal d'environ 30cm de longueur

A l’origine cette flûte était jouée par les bergers peuls, gardant leur troupeau. Il existe d'ailleurs un répertoire traditionnel pour cet instrument, mais il est aussi utilisé dans la musique d’aujourd’hui, qu’elle soit inspirée de la tradition ou non.

Aujourd'hui, au Fouta, elle est surtout jouée par les "Nyamakala", artistes-musiciens qui ont l'habitude de parcourir le pays de village en village, en quête d'événements festifs et autres cérémonies à animer, tels que baptêmes, mariages, rites religieux, initiatiques, et plus rarement, des manifestations liées à la vie politique locale. Les Nyamakala sont des artistes complets, à la fois comédiens, danseurs, acrobates et musiciens. Combinant leur art avec humour et rare virtuosité, leurs prestations se déclinent en une succession de gags burlesques, de sketches mis en musique et d'acrobaties en tout genre.

Quoi de mieux pour découvrir cet instrument que d'écouter des virtuoses en jouer ?

Ci-dessous un lien vers une vidéo musicale :

Article rédigé à partir de textes empruntés à différents sites : fule.free.fr + clairetobscur.fr/mohamed-saidou-sow-guinee-flute-peule-du-fouta-djallon

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Mama Afrika avait choisi Dalaba ...

Publié le par fouta-decouverte

Mama Afrika avait choisi Dalaba ...

" Quand le Président SékouTouré m'a demandé : " Si vous deviez venir vous installer en Guinée, où souhaiteriez vous rester ?" Je lui ai répondu que je choisirais la région de Dalaba. Car cela me rappelle beaucoup de choses de mon pays quand je suis là. "

Telles sont les paroles de Miriam Makeba que vous pouvez écouter (en anglais) dans la vidéo ci -dessous.

"A chaque fois que je reviens en Guinée, si je me rend à Dalaba, c'est ici que je reste (la villa Sili)" rajoute-t-elle un peu plus loin.

Miriam Makeba est venue pour la première fois en Guinée en 1967. Elle vivait alors aux Etats-Unis. Elle s'y installe à la fin des années 60, quand elle doit quitter les Etats-Unis, suite à son mariage avec l'un des leaders des Black Panthers.

Durant son séjour, elle enregistre de nombreux titres avec les meilleurs musiciens de Guinée. Elle apprend d'ailleurs plusieurs des langues locales et chante dans ces langues. L'album "The Guinea years" donne un aperçu de la diversité et de la richesse de sa création durant cette période.

Miriam M était très attachée à ce pays, et d'autant plus après le décès de sa fille Bongi en 1985 à Conakry.

Comme elle le dit elle-même : " Je ne pourrai jamais vraiment quitter ce pays, parce que j'ai perdu une partie de moi-même ici ".

Miriam se fait d'ailleurs construire une magnifique "case" à Dalaba, quartier du Chargeur, une manière de concrétiser ses paroles.

Cette maison, que l'on aperçoit à la fin de la vidéo, apparaît aujourd'hui comme le témoignage de l'amour que portait Miriam Makeba à cette région.

Malheureusement, elle est aujourd'hui à l'abandon, ou presque, comme le montre ces quelques photos.

Mama Afrika avait choisi Dalaba ...Mama Afrika avait choisi Dalaba ...Mama Afrika avait choisi Dalaba ...

Et pourtant, cet édifice pourrait, devrait être un écrin formidable pour honorer la mémoire de cette grande dame et faire découvrir aux jeunes générations, son histoire, son oeuvre.

Ainsi Miriam Makeba serait à jamais présente à Dalaba.

Avis aux mécènes et autres admirateurs de "Mama Afrika" !

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"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?

Publié le par fouta-decouverte

Détail d'un lépi du Fouta (Labé)

Détail d'un lépi du Fouta (Labé)

Si on m'avait demandé avant mon séjour au Fouta, ce qu'évoquait pour moi l'Indigo, j'aurais eu bien du mal à dire quoi que ce soit.

Aujourd'hui, l'Indigo agit sur moi comme un révélateur, il fait apparaître de multiples images, teintées d'une nuance infinie de bleu ...

"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?

Avant tout INDIGO fait apparaître des boubous en cotonnade portés par des femmes, des hommes, brodés ou non, dans des scènes de la vie courante comme lors de fêtes : magnifique !

INDIGO c'est également des scènes de marché où les femmes, bien souvent vêtues de pagnes au bleu profond, vendent les "N'gara", petites boules d'indigo prêtes pour la teinture.

INDIGO c'est encore les tisserands rencontrés de-ci -de-là dans des espaces dégagés où ils déploient leurs métiers à tisser, sur lesquels ils fabriquent les fameuses bandes en cotonnade, base du vrai lépi traditionnel.

INDIGO c'est surtout un bleu profond, parfois désigné comme la 7ème couleur de l'arc en ciel, obtenu grâce à une plante assez peu spectaculaire : l'indigotier.

"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?"INDIGO" du Fouta : kö hondhoun ni ?

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Monsieur Bah, artiste peintre au Fouta

Publié le par fouta-decouverte

Monsieur Bah, artiste peintre au Fouta

Il vit près de Maci, à quelques encâblures de la route N1.

Il est peul, du Fouta et il peint le Fouta : des scènes de la vie courante, des paysages, ....

Ses moyens sont rudimentaires, les peintures sont parfois naïves, mais elles sont hautes en couleur et truffées de détails sur la vie des peuls, d'hier et d'aujourd'hui.

Monsieur Bah, artiste peintre au Fouta
Monsieur Bah, artiste peintre au Fouta
Monsieur Bah, artiste peintre au Fouta

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Vannerie du Fouta Djalon

Publié le par fouta-decouverte

Vannerie du Fouta Djalon

La vannerie est une activité artisanale spécifiquement féminine. Avec quelques feuilles séchées, des fibres végétales et des colorants naturels, les femmes réalisent des paniers et des plateaux ornementaux ou léfas.

Vannerie du Fouta Djalon

Le temps passé pour réaliser un de ces objets se compte en heures, voire en jours ! Et pourtant, un panier ne se vend que quelques centaines de francs guinéens !

Lors de mon dernier séjour, j'ai reçu en cadeau un léfa qui avait été confectionné spécialement pour moi.

Aujourd'hui, je me dis que mes remerciements n'ont pas été à la hauteur du cadeau !

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